Un cerveau pour changer

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Résumé du livre

La Programmation Neuro-Linguistique, PNL, nous est expliquée ici par l’un de ses fondateurs, Richard Bandler, avec son langage direct et clair et son enthousiasme communicatif. Notre cerveau codifie notre représentation du monde. De ce fait, apprendre comment il trie et répertorie ce que nous vivons nous apporte la possibilité de modifier notre vie. out comme la pratique d’un sport nous permet de mieux y exceller, la pratique de la PNL nous permet de nous libérer d’attitudes inopportunes et de conduire notre vie avec plus de facilité et de succès vers ce qui nous convient personnellement. Elle rend nos objectifs atteignables et nous change la vie ― en mieux.

Par Richard Bandler, cofondateur de la pnl, 1990, 230 pages.

Chronique de Un cerveau pour changer

Introduction

Courte introduction présentant la programmation neurolinguistique en mettant en avant les modalités et les sous modalités. Comme par exemple pour la modalité visuelle et ses sous modalités suivantes: luminosité, taille, couleur, forme, distance, etc… L’introduction nous explique qu’il y a une différence entre la description d’une expérience et l’expérience elle même pour nous pousser à pratiquer le savoir apporté par ce livre.

Elle présente aussi rapidement R. Bandler comme étant un individu innovateur dans le domaine de la psychologie. Et elle explique que le savoir appris à travers ce livre restera théorique s’il n’est pas expérimenté sur le terrain. Un point sur lequel je suis d’accord, la pnl est un outil et s’il permet de découvrir des fonctionnements de notre pensée, cet outil est encore plus intéressant quand on alterne théorie et pratique.

1 Qui tient la barre?

On commence avec la description de la programmation neurolinguistique comme un outil qui s’intéresse à l’apprentissage. Le cerveau est comparé à un ordinateur et comme ce dernier, le cerveau fait ce qu’on lui dit de faire et pas forcément ce que l’on veut faire. Il y a donc une importance sur la manière de communiquer avec le cerveau. Il fonctionne aussi en non-stop et il cherche donc toujours quelque chose à faire. Ce mode libre peut parfois entraîné des inconvénients comme se sentir mal en pensant à quelque chose avant même que cela se produise.

En ce qui concerne l’apprentissage, Bandler parle du conditionnement découvert par Pavlov et que cela explique l’apprentissage en une fois. Cela peut entrainer dans le pire des cas des phobies. Il explique que le cerveau apprend trop vite et trop bien.

La modélisation est un outil très important en pnl. Elle a pour but d’imiter des gens qui excellent dans un domaine pour réaliser les mêmes résultats qu’elle. Pour se faire, on va chercher à définir la structure de sa manière de penser, on la modélise pour apprendre plus vite et plus efficacement.

A travers la pnl, nous nous intéressons non pas au contenu d’une expérience tel qu’un souvenir mais à la structure. Cela représente plusieurs avantages, la structure est transférable d’un contenu à l’autre et travailler sur la structure d’un problème quelconque chez une personne permet de garder secret le réel problème. Vous comprendrez un peu mieux en fur et à mesure. La pnl vise donc la structure de la subjectivité d’une personne. C’est à dire comment elle organise ses pensées et ses comportements.

L’auteur insiste sur le fait de s’intéresser à comment fonctionnent les comportements que l’on souhaite avoir et non pas chercher à expliquer les malêtres. Nous voyons déjà la forte orientation solution propre de la pnl.

2 Pilotez votre cerveau

On démarre avec un exercice pratique, commencer par choisir un souvenir agréable. Les images que l’on voit font référence au visuel. En pnl et en psychologie, cela s’appelle une modalité et cette dernière est structurée en submodalité ou sous-modalité. Pour le visuel, voici les sous-modalités suivantes:

  • couleur
  • distance
  • profondeur
  • durée
  • clarté
  • contraste
  • image panoramique
  • mouvement
  • vitesse
  • teinte
  • transparence/oppacité
  • proportions
  • orientation
  • premier plan/arrière plan

L’exercice est simple, vous allez modifier volontairement un à un ces paramètres là qui caractérisent l’image de votre souvenir et chercher à percevoir la différence.

Par la suite, Richard Bandler explique comment être déprimé au top. Il explique que les gens déprimés sélectionnent dans leur vécu les éléments déprimants et ne voient ensuite que ça. La plupart des gens vivent autant de mauvais moments que de bons, c’est juste la manière qu’ils ont de sélectionner les événements qui diffèrent.

La dépression comme le bien être fonctionne à partir d’une structure bien précise et si l’on connait cette structure alors on peut la modifier. Connaître la structure du bien être permet de la reproduire ainsi que ces effets. Si vous avez un souvenir désagréable, vous pouvez le remémorer en passant une musique drôle en même temps comme si vous étiez metteur en scène. Cela permet de changer l’effet du souvenir.

Mon expérience

Une fois une amie à moi m’a dit qu’elle culpabilisait alors je lui ai demandé ce qu’il se passait à ce moment là. Elle m’a dit qu’elle entendait une personne lui dire quelque chose. Je lui ai dit de transformer cette voix en celle de Mickey. Cela a changé l’effet de ce qu’elle se construisait dans son esprit. Pour me motiver par exemple en sport, j’entends ma voix qui me crie dessus. C’est plus efficace que d’entendre une voix agréable douce et charmante. Amusez vous avec ça, c’est génial!

3 Question de points de vue

Le point de vue change la perception que l’on a et permet donc d’avoir de nouvelles informations. Un changement de perception peut aussi entraîner un changement du ressenti. Se voir dans un souvenir plutôt que voir à travers ses yeux change l’effet du souvenir. En l’occurrence cela se nomme la dissociation. Associé signifie voir à travers ses yeux et cela augmente l’effet du souvenir, dissocié signifie se voir comme si nous étions une autre personne, cela diminue l’effet du souvenir. Ce n’est pas pour rien que l’on dit « prendre du recul » ou « mets toi à ma place ».

Changer de point de vue peut être aussi se percevoir comme si nous étions une personne que l’on connait. C’est un exercice qui est présenté dans le livre Apprivoiser le changement avec l’auto-hypnose. Cela permet de changer l’estime qu’on a de nous même. Ce chapitre 3 donne une importance cruciale au fait que l’on soit associé ou dissocié dans nos souvenirs. Il est donc conseillé d’être associé dans les bons souvenirs et dissocié dans les mauvais. Attention toutefois à son utilisation.

4 Dérapages

« Si vous savez que quelque chose ne marche pas dans un cas précis, n’importe quoi d’autres aura de meilleurs de chances de réussir que de persister avec cette même chose ».

Le chapitre 4 est une retranscription d’un dialogue entre des participants et Bandler. Ce dernier utilise le métamodèle pour mettre en avant la structure de pensée d’une participante. Une fois que l’on a la structure ainsi que les séquences des comportements, on peut savoir où agir avec précision. Dans la séquence de comportements, il suffit de changer un comportement au début de séquence pour modifier la séquence entière. Bandler explique que la plupart du temps c’est un comportement antérieur qui amène un autre comportement, alors on change le comportement antérieur pour changer la suite, le chapitre 4 parle aussi des relations de couples ainsi que le fonctionnement de comportements au sein d’un système.

5 La motivation

Une description de l’analyse transactionnelle est faite rapidement. Il s’agit d’un modèle de psychologie qui explique que l’individu est doté d’un enfant, d’un parent et d’un adulte. Le chapitre commence en expliquant comment on peut se servir de notre petite voix intérieur pour en apprendre sur nous et nos motivations. Pour créer un effet de motivation, il va falloir modifier certains paramètres de notre voix intérieur, commencer par amplifier le son et à l’accélérer et vous pouvez la modifier jusqu’à ce qu’elle crie par exemple. Les vidéos youtube utilisent une séquence toute particulière pour créer de la motivation, d’abord elles vous enfoncent en disent que vous êtes des moins que rien puis le son s’amplifie et devient de plus en plus rapide et plus fort et plus dur.  C’est un moyen de créer de la motivation, vous pouvez jouer sur la polarité pour amplifier un état.

Le livre nous apporte deux stratégies de motivation, la première vise à ressentir de l’anxiété si nous ne réalisons pas la tâche que nous devons faire et la seconde est basée sur le sentiment agréable qui arrivera après la tâche effectuée. Ces deux stratégies peuvent être combinées pour être efficaces.

6 Comprendre la confusion

La confusion est un état que nous vivons lorsque l’on est confronté à un ensemble d’informations qui ne sont pas encore organisées de manière à les comprendre.

Mon avis sur la confusion

La confusion est cet état que vous ressentez lorsque vous êtes face à un problème de mathématiques et où tous le monde a compris sauf vous. Vous avez toutes les données en mains mais vous n’arrivez pas à les comprendre jusqu’à un « Eurêka » qui crée une nouvelle structure des informations. Je me demande si la confusion peut faire référence au déséquilibre de Piaget. La réorganisation de la structure de l’information serait la fameuse accommodation. La confusion serait un déséquilibre mental jusqu’à un moment précis où d’un seul coup une nouvelle structure fait surface. Ainsi vous pouvez mieux appréhender les informations que vous avez.

Suite

Dans ce chapitre, il y est question de confusion et de compréhension. On utilise la technique de la modélisation et du métamodèle pou rechercher des informations pertinentes sur les processus de confusions et de compréhension selon l’individu. Ainsi nous obtenons la séquence au niveau des pensées pour créer une confusion ou une compréhension. Ces deux processus peuvent être aussi bien des états limitants que des états ressources, cela dépend du contexte d’utilisation.

Par exemple une personne qui est sûr du déroulement d’une expérience en particulière et qui bloque la progression de cette personne. Cette dernière peut superposer le processus de confusion sur sa représentation de cette expérience pour créer un doute. Ainsi une personne qui se fait une représentation négative d’une expérience et qui en est sûr peut modifier sa représentation avec le doute. Et par la suite, elle pourra peut être réaliser cette expérience en question parce qu’elle doute que cela va mal se passer.

Découvrir et modéliser des techniques différentes de confusions et de compréhensions permettent d’enrichir notre carte du monde et nos possibilités. Certaines compréhensions sont mieux adaptées que d’autres pour certains contextes.

Dernier point intéressant de ce chapitre, c’est la séquence d’un apprentissage quelconque de notre vie. Pensez à une période de votre vie par exemple et repensez y dans le bon sens chronologique, vous aurez une certaine compréhension de l’événement puis vous repensez à cet événement mais comme si vous rembobiniez. Si un événement a comme séquence des petits évents 1,2,3 puis 4, imaginez que le 4 est vraiment arrivé avant le 3 et ainsi de suite. En fait c’est comme si vous regardiez un film à l’envers. L’ordre des événements n’est pas le même et votre compréhension non plus donc vous pouvez en tirer des apprentissages nouveaux. Il s’agit en gros de réaliser une régression en âge.

7 Au delà des croyances

Les croyances sont des puissants inducteurs ou inhibiteurs de comportements, nous avons tous tout un tas de croyances positives comme négatives et elles ne sont pas innées. Notre environnement nous a aidé à en installer et certaines expériences peuvent les modifier de manière impressionnante. Pour modifier une croyance avec la pnl, nous allons d’abord définir les sous-modalités qui définissent la croyance puis nous allons les changer. Il faut d’abord identifier les sous-modalités quand nous pensons à quelque chose sur lequel nous avons un doute. Ensuite nous allons modifier la structure de pensée de la croyance avec les mêmes paramètres, de sorte que nous ressentirons un doute envers notre croyance.

D’abord, choisissez une croyance positive que vous voulez avoir puis vous vérifiez l’écologie de celle-ci. C’est à dire que vous vérifiez l’impact positif et négatif que pourrait avoir cette croyance dans votre vie et dans vos comportements. Vérifiez vraiment l’impact sur tout votre environnement. Je vous écrirais un article dédié aux croyances pour vous aider.

Bandler conseille d’installer comme croyance la suivante: que tous peut s’apprendre car elle sera très utile.

8 L’apprentissage

Le chapitre commence avec de bonnes critiques sur le système éducatif comme nous les aimons puis on enchaîne sur la précision que l’apprentissage est subjectif. Il faudrait associer des états de plaisirs et d’amusements à l’apprentissage pour pouvoir l’apprécier. En effet une émotion positive renforce l’encodage de l’information et donc améliore la mémoire. Nous associons les états dans lesquels nous sommes quand nous apprenons à l’élément appris en question. Donc si nous avons de mauvais états associés à un apprentissage nous n’allons pas apprécier le rappel, c’est à dire se souvenir de ce que l’on a appris.

La technique d’encodage de l’information doit être adaptée à l’élément en question et plus vous allez utiliser de canaux sensoriels pour l’encoder mieux ce sera. Vous disposez non pas d’un mais de plusieurs chemins pour accéder à l’information. Il vaut mieux utiliser le corps pour apprendre un mouvement plutôt qu’une image, et mieux vaut utiliser l’image pour apprendre un nombre comme un numéro.

L’apprentissage du langage est une association entre le son d’un mot et les images, les sons, les sensations et les états qui y correspondent. Un mot est une ancre. On comprend mieux comment fonctionne l’hypnose, le fait de mentionner un mot rappelle en surface tous ce qui y est associé.

9 Le swish

Le swish est une technique de changement assez impressionnante, je l’ai utilisée très peu de fois et je crois qu’à l’avenir je vais en abuser. Le but du swish est de remplacer une image par une autre de manière instantanée. Par exemple vous avez une image de quelque chose de négatif en tête et dans un angle de l’image, vous mettez en petit une autre image. Cette seconde image doit correspondre à quelque chose que vous souhaitez à la place de l’autre. Puis vous allez d’un seul agrandir l’image positive sur l’image négative. Crée de manière instantané au début vous allez vous dire que c’est trop simple et ça l’est.

Un bon swish doit être fait avec des images où l’on modifie des sous-modalités qui ont un effet puissant. Le swish doit être fait sur mesure selon les personnes car tous le monde fonctionne différemment.  Bandler insiste beaucoup sur la recherche d’informations concernant les sous-modalités, il faut être le plus précis possible. Qu’es qui influence le plus la personne, la taille de l’image, la luminosité, la couleur, la position? Il faut rechercher le plus petit détail. Le swish utilise deux images et Bandler conseille d’en utiliser une où l’on est associé et une autre dissocié.

Postface

Le livre se termine avec un conseil très intéressant de l’auteur. Pour toujours apprendre, il faut faire comme si nous étions ignorant et ce même dans un domaine où l’on excelle. Ainsi quand vous rencontrez une personne de ce domaine, vous pouvez apprendre beaucoup de choses parce que vous partez avec une vision vierge et donc plus incline à se construire. C’est là la source de créativité.

Bandler voit le changement d’un angle particulier. Pour lui il ne s’agit pas de faire un changement qui va rester là éternellement mais de créer un petit changement qui va donner une nouvelle direction. 

Les points forts du livre

Il y a beaucoup d’exemples concrets et je le conseillerais comme première lecture sur la pnl. Le livre est dans le même genre que Les secrets de la communication. Il y a beaucoup de détails et je suis toujours étonné de ce que je peux apprendre ou réapprendre. Pour ma part c’était pour moi l’occasion de relire une troisième fois ce livre et j’ai encore appris des choses. J’ai revu le swish que je trouve très impressionnant. C’est un livre abordable par tous où aucun prérequis n’est nécessaire.

Les points faibles

Il est un peu répétitif dans l’ensemble au niveau de la structure. Il y a beaucoup de dialogues avec l’usage du métamodèle. Si vous souhaitez un livre théorique je vous le déconseille.

Fin

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