Psychologie du bien et du mal

Psychologie du bien et du mal

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Résumé du livre

Quel sens donnons-nous à nos actes les plus quotidiens et à ceux des autres ? Pourquoi sommes-nous capables de sacrifier nos intérêts matériels au nom de grands principes comme la justice ? Par quelles mises en scène parvenons-nous à draper de moralité des conduites qui caressent notre égocentrisme ? Quelles circonstances peuvent nous conduire à trahir nos convictions les plus profondes ? Comment se forment et progressent la conscience morale et l’empathie ?

Les récompenses et les punitions favorisent-elles ou non les acquisitions morales ? S’appuyant sur des exemples et de nombreuses études scientifiques récentes, ce livre explore la forme que le bien et le mal prennent dans nos têtes et les conséquences que ces idées ont sur nos vies. Une plongée au coeur de la nature humaine. Laurent Bègue est professeur de psychologie sociale à l’université de Grenoble où il dirige le laboratoire interuniversitaire de psychologie Personnalité, cognition, changement social. Il est membre honoraire de l’Institut universitaire de France et chercheur invité de l’Université de Stanford, Californie.

Par Laurent Bègue, 2011, 361 pages.

Note: Laurent Bègue est professeur de psychologie sociale à l’Université Pierre Mendès France à Grenoble. C’est aussi mon professeur cette année dans le cours de psychologie sociale, bon je ne’y assiste que très rarement mais ça faut le dire. C’est un professeur à fond dans ce qu’il fait et il est très intéressant. Ce livre est une lecture dans le cursus de psychologie de L2 du premier semestre à Grenoble. 

Chronique de Psychologie du bien et du mal

Ouverture

La psychologie sociale est une branche de la psychologie qui s’intéresse à l’influence que les autres, présents ou absents, exercent sur nos idées, émotions et nos comportements. Le livre s’intéresse aux différents points suivants:

  • la morale
  • le rapport aux normes
  • le jugement du bien et du mal
  • l’impact du groupe
  • circonstances où l’on a des comportements à l’encontre de notre morale

1 Le moi moral

Dans la vie de tout les jours, on rattache un trait de personnalité à un contexte. Le moi subjectif est la capacité à être conscient de son propre état mental dans l’ici et maintenant. Il s’agit donc de faire une introspection. Cette fonction est assurée par les lobes frontaux et serait acquise vers l’âge de 17 mois.

Plusieurs tendances sont observées au niveau du moi, d’abord nous gardons et préservons les descriptions positives à notre propos et rejetons celles qui sont négatives. Ensuite, nous nous rapprochons de ce qui nous ressemblent comme les goûts ou des gens qui ont un nom similaire au nôtre. Puis l’attention sélective ne garde que les comportements qui nous valorisent dans notre histoire personnelle. et enfin, quand le succès est présent, nous nous l’attribuons et à l’inverse, lorsqu’il y a un échec nous le rejetons sur la faute de l’autre.

L’effet SAM quand à lui met en évidence la tendance à se trouver supérieur aux autres.

La conscience du moi

La conscience de soi même permet de répondre à une question « qui suis je? » et elle permet la description de soi sur le plan moral par exemple se décrire plutôt honnête. Elle renvoie à l’image de soi qui est plus appréciée à la suite d’une bonne action et moins appréciée après une mauvaise action. Elle peut être augmentée en présence d’un miroir et plus elle est importante chez une personne moins elle engendrera des comportements agressifs. Plusieurs facteurs peuvent influencer cette conscience du moi en l’occurrence la diminuer comme l’alcool ou l’immersion dans un groupe. L’anonymat est aussi un facteur qui va réduire cette conscience du moi, celui ci peut être induit par le port d’un masque ou d’un déguisement. On peut donc en déduire que plus la conscience du moi est importante mieux l’on se porte et inversement.

2 La police des normes

Le regard d’autrui nous pousse à faire plus de choses morales et inversement. Par exemple la présence d’autrui nous pousse inconsciemment à courir plus vite. On peut dire que la présence d’autrui stimule ou inhibe certaines conduites. Le regard ou même l’image d’un œil posé sur nous augmente le suivit de la morale. Moins il y a de surveillances plus il y a d’actes malhonnêtes. Une surveillance excessive peut par contre entrainer l’inverse.

3 Morale humaine et animalité

Dans cette partie, l’auteur distingue humain, moralité et animal. Ce dernier serait utilisé pour symboliser certains traits de caractères de l’homme jugés inacceptables. Il serait considéré comme le mal, c’est l’idée de parler du côté animal ou bestial de l’homme. Ce terme peut être utilisé pour caractériser l’humain par des traits positifs comme la ruse ou la force avec le renard ou le lion.

Dans d’autres circonstances, les termes liés à l’animalerie sont employés pour désigner un groupe perçu comme inférieur au sien. De nombreux exemples sont mentionnés sur la période coloniale et la seconde guerre mondiale. L’animalité est aussi utilisé dans des centres de rétention pour la torture ou pour « réduire l’homme à un animal » donc pour le rabaisser. La séparation humain/non humain serait la capacité de percevoir la douleur.

Le groupe

Lorsque l’on appartient à un groupe, on a tendance à protéger son groupe et à être contre les autres groupes étrangers. C’est le « nous » contre « eux ». Dès lors qu’on attribue un comportement moral à un groupe, les membres de celui ci vont suivre ce comportement et seront contre le groupe qui est à l’opposé de cette morale. L’auteur mentionne le terme espécisme, il est le fait d’accorder plus d’importance aux intérêts des membres de sa propre espèce et dévaloriser les autres renforcent l’estime de soi.

4 Très sociaux, donc très moraux?

L’appartenance à un groupe aurait de nombreux effets, perception de la douleur atténuée, meilleur récupération après opération, diminution de la perception de difficultés d’une situation, meilleur système immunitaire, espérance de vie plus importante, etc… La pression sociale influence d’avantage qu’une sanction pénale, en effet nous avons peur d’être exclus ainsi que du regard des autres.

Le langage a émergé dans les groupes pour favoriser l’articulation sociale et a permis d’élargir le groupe. Il sert à communiquer des informations à propos des autres membres. La taille du néocortex dépendrait de la taille du groupe social dans le quel on est.

Le rejet social

Deux conséquences du rejet social:

  • La première conséquence négative induit des comportements de vengeances et l’on a tendance à percevoir d’avantage le froid d’où la signification de « chaleur humaine ». On perçoit aussi d’avantage la douleur.
  • La seconde conséquence nous permet d’être plus attentionné sur les comportements d’autrui et permet entre autre une meilleur synchronisation non verbale dans une discussion avec quelqu’un. On distinguerait aussi mieux les sourires authentiques des faux.

Le fait d’être dans un groupe a plusieurs effets. On a tendance à adhérer à l’idée détenue par le plus grand nombre même si celle ci est fausse par peur de rejet. Plus l’on s’identifie au groupe plus les normes sont influentes et moins on tolère les déviants du groupe.

L’effet brebis galeuse explique que nous sommes plus enclins à porter d’avantage attention aux côtés négatifs des gens plutôt qu’aux côtés positifs. Nous ressentons du plaisir à voir un déviant recevoir une sanction.

L’auteur parle de notre tendance à l’équité et à la réciprocité. Nous recherchons un équilibre entre ce que nous recevons et ce que nous donnons et si cet équilibre n’est pas atteint un certain malaise peut naître chez l’individu, tension psychologique ou stress.

Le statut social a un rôle important dans la société, en effet plus le statut social est élevé plus l’on accepte une déviance de l’individu et plus ce dernier obtiendra d’autrui. Et à l’inverse un statut bas aura tendance à recevoir des accusations inexpliquées.

Les émotions sociales

Plusieurs émotions sociales jouent un rôle de régulateur au sein du groupe.

  • La culpabilité induit d’avantages de comportements altruistes et permet de s’abstenir de certains comportements. Elle permet aussi de montrer un certain intérêt dans une relation et peut influencer les comportements de chacun.
  • La honte induit des comportements tournés vers soi vers aussi de l’hostilité envers les autres.
  • L’embarras serait une émotion induite par un décalage entre notre comportement et la morale. Avoir de l’embarras signifie que l’on accorde de l’importance à la morale et au regard des autres.

5 L’apprentissage des normes

Le chapitre débute en parlant du conditionnement du behaviorisme et tente d’expliquer que le suivit des règles et de la morale serait un conditionnement. Il y aurait donc un stimulus pour affaiblir des comportements immoraux à savoir un châtiment ou une punition et un stimulus pour renforcer les comportements moraux à savoir le désire d’être aimé ou accepté par les autres. Le suivit des normes serait donc un simple apprentissage.

Si le conditionnement favorise les comportements moraux, l’étiquetage d’une personne peut en faire autant. En effet étiqueter quelqu’un peut induire le comportement étiqueté, comme par exemple dire d’une personne qu’elle est honnête.

Si la rémunération peut être un motivateur dans certaines situations, dans d’autres elle a l’effet inverse. Si on commence à rémunérer une personne pour un comportement qu’elle fait déjà et que par la suite on stoppe la rémunération, la personne perdra toute motivation de réaliser le comportement.

L’apprentissage des normes se fait dès le plus jeune âge et l’auteur met en évidence 3 formes d’éducations pratiquées par les parents.

  • L’affirmation du pouvoir, menace, utilisation de la force et privation sont au rendez vous.
  • Le retrait d’affection, faire en sorte que l’enfant face plaisir ou évite de le déplaisir du parent.
  • L’induction, montrer à l’enfant les conséquences de son comportement sur autrui. L’enfant va développer ses compétences en imitant et cela permet une plus grande empathie envers autrui.
Les sanctions

La sanction a pour effet immédiat la soumission mais a à long terme aucun effet. Voir même lors d’une sanction injuste, celle ci crée l’inverse recherché et entraine d’avantages d’homicides. Le fait d’instaurer une sanction pour un comportement négatif transforme celui ci en comportement monnayable.

Le respect des lois découle de l’inclusion sociale. La justice qui punit en excluant l’individu n’est pas la meilleur manière de faire. La justice qui répare doit amener l’individu auprès des victimes et chercher à réparer ses actes car l’empathie envers les victimes diminuent la récidive.

Notre capacité à suivre la morale découle de notre peur d’être exclus et de notre désire d’être inclus dans un groupe social.

6 Éthique mimétique

L Bègue met en avant l’importance de l’entourage comme inducteur de comportements. Le fait d’être entouré de personnes qui ont des comportements moraux nous poussera d’avantage à avoir nous aussi des comportements moraux. Nous imitons notre entourage donc si nous sommes entourés d’individus à comportements délinquants nous sommes plus enclins à agir comme tel.

La vue d’un modèle qui est sanctionné pour un comportement va affaiblir la reproduction de ce comportement. Et à l’inverse, voir un modèle qui n’est pas sanctionné pour un comportement négatif va augmenter la reproduction du comportement. Ici on en revient au conditionnement.

Le fait de voir un comportement altruiste chez quelqu’un aura tendance à induire un comportement altruiste chez nous par la suite.

Ce mimétisme n’est pas spécifique aux humains et certains animaux en font usage pour survivre. En ce qui concerne l’humain, on a observé que le désire vis à vis d’une personne était par la suite imitée ainsi que le désire pour un objet. Nous irions même jusqu’à imiter des phobies par préoccupation d’acceptation du groupe.

L’imitation sociale

L’imitation est innée chez l’être humain et elle favorise l’insertion sociale. Il n’est pas rare d’imiter la personne avec qui l’on converse. Elle est entrainée par les neurones miroirs, ces derniers sont activés par la simple vue ou imagination d’un comportement. Ils sont à l’origine de l’apprentissage car plus on va imaginer un comportement plus il a de chances de se produire. Les neurones miroirs sont aussi à l’origine de la synchronisation non verbale lors de la présence d’autrui. Si les mêmes sont activités chez deux individus, ces derniers se sentiront d’avantage liés l’un à l’autre.

Ces neurones permettent aussi l’apprentissage vicariant qui nait de l’observation d’un comportement. Un individu qui voit un comportement altruiste sera plus enclins à en avoir un à l’avenir.

En prenant en compte l’imitation, nous voyons maintenant l’importance de l’environnement dans la propagation de la violence. Un individu qui a un entourage propice à la violence aura d’avantages de comportements violents.

Un modèle n’a pas besoin d’être vu en vrai pour être imité, il peut s’agir d’un modèle de dessin animé ou de films. L’auteur décrit des études sur le visionnage de films violents et les comportements agressifs. Les films ont tendance à induire des comportements violents.

L’auteur parle du conditionnement et des associations que l’on fait dès lors que l’on a appris un comportement comme par exemple les stéréotypes.

7 Morales dans les limites de la simple raison

Parfois on va être amené à aller contre la loi comme dans des situations qui sont légitimes, voler un médicament pour un proche souffrant ou voler de la nourriture parce que l’on meurt de fin.

Pour respecter d’avantage la loi, nous devons imaginer la situation de chaque individu concerné par le contexte général. L’auteur parle de décentration, c’est à dire avoir un point de vue non égoïste.

L’individu construit activement son système moral à travers ses interactions avec les proches et l’entourage. Le raisonnement inductif comme moyen d’éducation a de meilleurs effets sur le développement du système moral de l’enfant. Ce système se construit à travers 6 stades.

Le test de l’universalité proposé par Kohlberg montre un biais dans l’ordre des différents stades de construction de la morale. L’auteur explique que ce test a été fondé avec un point de vue ethnocentrique c’est à dire avec un point de vue de la société occidentale.

Le raisonnement moral est lié aux comportements mais pas toujours. Il peut aussi dépendre du contexte comme l’expérience de Milgram le montre.

Entre autre, nous distinguons lois, conventions morales et règles culturelles ou traditionnelles.

8 Émotions et rationalisations morales

L’être moral est un être capable de régulation émotionnelle. Les émotions jouent un rôle important dans notre prise de décision comme le montre le dilemme du tramway. Il consiste à proposer à des participants un dilemme entre sauver 5 vies ou n’en sauver qu’une. Et même si parfois nos choix sont illogiques, nous cherchons tout de même à nous justifier.

L’auteur parle ensuite de plus corrélations qui se font avec le mal

  • Le dégoût physique et le dégoût moral sont identiques, et ressentir du dégoût entraine un jugement plus sévère.
  • Ce qui est propre parait plus moral et ce qui est sale parait immoral.
  • La beauté est associée au bien et le mal à la laideur.

9 La moralisation des victimes

Les êtres sociaux auraient une tendance à protéger et à aider les autres membres du groupes. La scotomisation vise à éjecter des éléments tristes du monde de notre champ de conscience telle que la réalité de la faim dans le monde.

La victimisation d’une personne dépend de la contrôlabilité de ce qui lui arrive. Plus l’événement est contrôlable moins on victimise l’individu. Et plus l’événement arrive de manière aléatoire plus on va victimiser la personne.

La punition divine utilisée de nombreuses fois à travers l’histoire, explique que le mal serait dû à un mauvais comportement et que les catastrophes résulteraient d’une déviance spirituelle. L’homme utiliserait la punition divine pour donner un sens au mal qu’il subit. Durant certaines périodes, on considérait les maladies comme la conséquence des péchés de l’homme. En effet, à plusieurs reprises dans l’histoire, on voit associer des comportements sexuels à l’apparition de certaines maladies.

L’idée de la mort peut entraîner chez l’individu le désir de faire plus plus vite et donc de dévier les règles et les lois. En effet, se sachant mourant nous aurons plus tendance à enfreindre la loi sachant que notre jugement n’aura peut être pas le temps d’être effectué.

L’individu a des difficultés à distinguer un acte intentionnel sans conséquences graves d’un acte non intentionnel avec des conséquences graves.

On aurait une croyance très ancrée qui explique que le monde est juste, les gens obtiennent ce qu’ils méritent et méritent ce qui leur arrive néanmoins cette croyance rencontre des exceptions.

L’empathie peut induire un comportement d’aide envers la victime jusqu’à un certain seuil. Ce seuil est définit par la charge émotionnelle qu’entraine l’empathie. Trop importante, l’individu se détournera de la victime.

10 Le théâtre moral

On parle ici de la vie comme une scène de théâtre où l’on endosse masques, rôles et déguisements. Nous cherchons principalement la sauvegarde de notre image qui est notre réputation. En effet on serait plus enclins à rendre justice si notre acte est rendu public par envie de valoriser notre image sociale. En société, nous sommes prêt à perdre de l’argent pour punir des fraudeurs.

Si certaines personnes se disent non racistes par la parole, des expériences ont montré que ces personnes là ont en réalité des comportements tout autres, comme l’évitement.

La religion a une importance capitale dans nos comportements moraux, les personnes religieuses sont plus altruistes envers leurs proches et leur groupe religieux. Il y a donc un lien entre religion et morale.

Si la moralité entraîne des comportements moraux, la perception extrême de celle ci peut par contre entraîner des comportements opposés à l’altruisme.

Une personne qui se sent coupable sera plus encline à avoir des comportements de générosité.

11 Situations morales

Introduction du chapitre avec la banalité du mal de H. Arendt, l’auteur explique que le mal peut être fait par des hommes tout à fait ordinaires. Les actes du mal ne seraient pas effectués par des personnes ayant une certaine personnalité mais par notre implication dans un contexte comme le montre l’expérience de S. Milgram. Celle ci a eu pour but d’expliquer les horreurs de la seconde guerre mondiale. Cette expérience a encore prouvé ses résultats dans la mise en scène de « La zone extrême ».

Si le mal n’est pas induit par une personnalité particulière, il est en tout cas induit par des personnalités psychopathes qui sont des individus démunis de toute empathie et donc qui tendent vers des actes de manipulations et de souffrances d’autrui.

Le contexte n’est pas le seul responsable de la soumission à l’autorité et certains traits de personnalités sont plus enclins à obéir comme l’esprit consciencieux et un niveau d’amabilité élevé.

Le mal est souvent associé à ce qui est étranger ou inconnu. Des expériences l’ont prouvé en analysant les personnages qui le représentent dans des dessins animés ou des films.

Le fait d’appartenir à un groupe induit d’avantages de comportements agressifs qu’être isolé.

Le mal dans son contexte

L’expérience de « La prison de Stanford » menée par Zimbardo en 71 a montré que l’être humain apprivoise des comportements non pas à cause de sa personnalité mais bien à cause de la représentation d’un rôle ou d’un contexte. Et lorsqu’une personne engendre une faute, nous l’expliquons plus par ses traits de personnalités que par le contexte de la faute. De plus, si nous avons émis le comportement, nous chercherons à rejeter la faute sur autrui par besoin de se savoir comme des êtres bons.

12 Succomber à la tentation

Plusieurs choses peuvent nous faire succomber à la tentation.

  • Plus le risque de se faire prendre est bas plus on est tenté de frauder ou de tricher.
  • La capacité à résister à la tentation du mal suppose la connaissance d’une règle morale.
  • Le niveau de l’humeur peut influencer les effets des idées morales.
  • Plus nous serons entourés de témoins moins nous aurons tendance à secourir la victime. Rappelons le, le groupe diminue la conscience du moi et donc certains comportements moraux.
  • L’auto-contrôle qui permet de réguler nos comportements est une ressource qui s’épuise tout au long de la journée. Cette fonction du cerveau est gourmande en glucose.
  • Le fait de croire que l’on a ingurgiter de l’alcool nous rend plus enclins à des comportements agressifs.

L’expérience du chamallow montre les effets de l’auto-contrôle. Celui ci permettrait d’obtenir plus de choses à long terme que d’obtenir une petite quantité de quelque chose à court terme.

Tout au long du livre, l’auteur a montré qu’il existait certains paradoxes dans les comportements du mal. On peut se demander si l’absence d’auto-contrôle peut engendrer le mal.

Épilogue

L’auteur explique l’étroit lien entre nos comportements moraux et la société. Parce que nous appartenons à un groupe, nous recherchons son approbation et donc nous cherchons à faire le bien. Dès l’instant où nous rencontrons des individus, nous jugeons et évaluons ces derniers dans le but de nous protéger puis d’adhérer ou non à l’individu ou au groupe.

Les groupes sociaux et les liens sociaux sont les parties les plus importantes de l’être humain parce qu’ils permettent une longévité plus importante.

Les points fort du livre

Le livre est hyper complet et je dois dire que je ne m’attendais pas à cela. C’est une excellente ouverture sur la psychologie sociale que je recommande. L’auteur parle de beaucoup d’expériences qui ont été faites et cela permet d’aller plus loin que le livre si l’envie nous en prend. Le livre est abordable sans aucune connaissances requises. Et je pense que les chapitres peuvent se lire de manière indépendantes.

Les points faibles du livre

Il est assez long à lire et parfois c’est un peu difficile de tout suivre parce qu’il y a pleins de liens entre les chapitres. Et un dernier point me vient à l’esprit, le titre du livre. Mon avis est qu’il est pas très bien adapté par rapport au contenu. Il aurait fallu un titre plus en lien avec la morale ou les comportements en société. Cela dit je respect le choix de l’auteur qui a choisi un titre frappant.

Fin

Pour retrouver le livre, vous pouvez cliquer ici.

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