Derrière la magie, programmation neurolinguistique

41vtgtwefil-_sx316_bo1204203200_

Résumé du livre

La PNL (Programmation neurolinguistique) technique du développement personnel mise au point dans les années 1970 aux USA, propose outils, méthodes et attitudes de vie pour modifier nos comportements vers moins de stress, plus de succès et de sérénité. Cette édition anniversaire est enrichie de deux préfaces, une par coauteur, de l’ouvrage de référence de la PNL.

Par Alain Cayrol et Josiane De Saint Paul, j’ai lu le tirage de 1992 donc l’image ne correspond pas, 216 pages.

Chronique de Derrière la Magie la programmation neurolinguistique

Le cadre de la programmation neurolinguistique

1 Approche et auteurs

Le livre commence sur des exemples concrets de personnes qui ont été aidées par la pnl, en passant par l’homme très réservé qui sort de sa zone de confort à la femme qui a peur de l’eau qui arrive ensuite à se baigner. La pnl vise un changement rapide, sans souffrance et de manière systématique. C’est un modèle qui permet d’appréhender la réalité de chacun et donc de la modifier. En effet, percevoir différemment induit des comportements différents.

Les différents outils de la pnl ont été volontairement créés de manière pragmatique, ils visent à être utiles. C’est un modèle et non une théorie. La pnl ne propose pas quelque chose de vrai mais d’utilisable. L’ensemble des ses outils ont été développés à la suite de l’imitation systématique de plusieurs thérapeutes, Virginia Satir, Frédéric Perls et Milton Erickson. De manière générale, on peut dire que la pnl s’appuie sur la psychologie cognitive. Les différentes applications sont nombreuses, de la communication efficace en passant par la thérapie jusqu’à l’imitation de l’excellence.

2 Fondements de la pnl

La pnl s’appuie sur la réalité subjective de chacun, celle-ci est construite à partir de nos capteurs sensoriels et elle est donc limitée par ceux là. Notre réalité visuelle s’étend de 400 à 800 nm et notre réalité auditive de 20 à 20 000 Hz. La réalité subjective est donc construite par nos sens puis par notre culture et notre langage. La culture nous permet d’avoir une réalité partagée et le langage structure notre façon de penser. Nous sommes ensuite construit par notre histoire personnelle, elle définit ce qui est possible et ce qui ne l’est pas.

Les différentes fonctions

L’appréhension de la réalité se fait par la généralisation, la sélection et la distorsion. Ces fonctions fonctionnent de manière dynamique.

La généralisation permet d’étendre des connaissances comme des apprentissages. Sans elle, nous devrions apprendre à chaque fois que cette nouvelle chose qui miaule et qui a des poils se nomme un chat. Cette fonction permet de reconnaître des éléments similaires.

La sélection permet de construire des croyances et permet de choisir de manière pertinente des informations de l’environnement en fonction de la tâche effectuée au moment présent.

La distorsion permet de transformer la réalité et donc de créer des choses qui ne sont pas là. Elle permet entre autre d’halluciner mais aussi de créer des imaginer des choses et donc d’anticiper.

Ces fonctions marchent de manière dynamiques, la distorsion permet de créer une généralisation et la sélection aussi. L’ensemble fonctionne dans une boucle de rétroaction qui peut créer aussi bien des cercles vertueux que vicieux.

Le changement définit par la pnl est le rajout de choix ou d’options possibles face à une situation ou à un contexte donné. Plus on a de choix plus on est souple et flexible dans notre comportement et donc libre d’agir. L’être humain est perçu comme un système composé d’éléments. Dans un système, c’est l’élément le plus souple qui contrôle le système.

Concepts et outils de base

3 L’expérience sensorielle

Notre réalité est captée par nos récepteurs sensoriels et elle est donc modelée par nos 5 sens. Nous créons ensuite une représentation de la réalité sur la base suivante:

  • visuel
  • auditif
  • kinesthésique (tactile, somatique, proprioception, pression, douleur, température, sensations internes, viscérales, émotions)
  • olfactif
  • gustatif

Ce que nous percevons de l’extérieur interagit avec notre monde intérieur et cela engendre des comportements. Entendre un son de clochette peut entrainer la construction d’une image interne et nous pousser à rechercher la source du bruit. La pnl s’intéresse à l’expérience subjective de l’ici et maintenant ainsi que de la structure de la pensée. Nous pouvons penser de manière analogique c’est à dire avec des sons, des images et des sensations. Et nous pouvons penser de manière digitale, c’est à dire à travers le langage.

Par exemple, quand nous entendons la langue française, nous l’écoutons de manière digitale parce que l’on comprend les mots. Si vous écoutez une langue inconnue, vous aurez une écoute analogique. Vous ne percevrez pas le sens mais les changements du son ou le rythme. Écouter notre langue natale de manière analogique est presque impossible car nous comprenons de manière automatique.

La structure de la pensée

Les différentes structures de pensées sont nommées par la pnl système de représentation. Ces systèmes déterminent ce à quoi nous avons le plus conscience dans notre environnement. Chaque individu fonctionne de manière différente, ce qui explique un récit différent lors d’un événement en particulier. Dans notre expérience sensorielle, notre conscience est plus ou moins orientée sur certains éléments. Les éléments choisis sont déterminés par ce que nous réalisons. Un masseur par exemple aura plus conscience de son système kinesthésique alors qu’un photographe portera son attention sur ce qu’il voit, les couleurs la lumière, etc…

Pour savoir quel système utilise une personne, il faut prendre en compte son langage. Le vocabulaire reflète la structure de la pensée. N’en fait pas toute une montagne peut signifier que la personne se fait une grande image de quelque chose. Une fois que l’on connait le système utilisé par une personne, on peut se calquer sur celui ci pour mieux communiquer et donc mieux se faire comprendre.

Cela représente une grande partie de la synchronisation dans une relation thérapeutique.

4 L’observation

Tous les jours nous passons à travers des états et nous faisons des comportements bien particuliers qui généralement se répètent. Répétition veut dire schéma et donc structure bien particulière dans l’installation d’un état ou dans la réalisation d’un comportement. Le thérapeute doit développer une acuité visuelle et auditive précise pour pouvoir calibrer, c’est à dire observer un état ou un comportement qui va se répéter. L’observation d’une répétition va permettre de débusquer un schéma et une structure. Cela va permettre de savoir avec précision où intervenir et comment.

Pour déterminer quel système de représentation une personne utilise, on peut se fier à la direction des ses yeux. Par exemple, une personne qui se construit une image regarde vers le haut. Bien sûr ce modèle n’est pas infaillible et de par mon expérience, je vous conseille de demander à la personne si vous souhaitez être sûr. La direction des yeux peut aussi permettre d’avoir le trajet de la pensée de l’autre.

Notre pensée s’appuie en plus sur la synesthésie. C’est quand plusieurs sens fonctionnent ensembles. Par exemple entendre un son de coup de feu peut créer en nous une image d’une personne qui tire. Ou lorsque nous voyons une personne qui est blessée, nous dis souvent « j’ai mal pour lui » parce que l’on arrive à ressentir la douleur à sa place grâce à une image.

La structure de pensée est construite par deux systèmes, un conscient et un second inconscient. Le but du thérapeute est de rechercher l’endroit exacte dans la structure où il faut intervenir et cela est généralement au niveau inconscient.

5 La communication réactive

La communication entre deux récepteurs s’effectue d’une manière bien particulière. Tout d’abord tout est communication même si nous ne cherchons pas à communiquer. Ensuite la communication est un cercle de rétroactivité. Les récepteurs vont s’auto-influencer. Pour créer une bonne communication, il est utile d’utiliser la synchronisation, on peut se synchroniser sur les gestes, la voix, la posture ou le vocabulaire. En effet, si la synchronisation se fait de manière naturelle lorsque le courant passe entre deux individus, on peut aussi faire l’inverse. Inverser la cause et l’effet, donc commencer par créer une synchronisation pour faire passer le courant. Une fois la synchronisation établie, vous pouvez essayer de changer un comportement pour vérifier si la personne avec qui vous êtes peut vous suivre. Cela permet de mener la personne dans un état désiré.

Le chevauchement ou appelé ici le fondu enchaîné a pour but de passer par un système de représentation pour accéder à un autre. Si vous imaginez l’océan et des vagues , vous pourrez aussi accéder au son des vagues. En fait c’est utiliser un sens pour aller vers un autre. Par exemple pour moi, je dois d’abord voir l’image de quelque chose pour ressentir ce que cela fait.

Les réactions polaires sont des réactions contraires à ce que nous voulons, il s’agit alors de chercher ce que nous ne voulons pas pour créer l’inverse. Beaucoup de communications fonctionnent comme cela. Les enfants font en générale l’inverse de ce que l’on souhaite, on peut alors essayer de tenter l’inverse de ce que l’on recherche.

6 L’ancrage

L’ancrage est l’association entre un stimulus externe et un état interne, par exemple une certaine musique peut faire ressurgir un état nostalgique en particulier. L’ancrage est synonyme de conditionnement. Il est utilisé aussi bien en thérapie qu’en développement personnel. Il sert soit à ancrer un état négatif soif un état positif pour pouvoir travailler méthodiquement. L’ancre est décrite par Bandler comme une ancre de bateau. Cela permet de stopper le navire et de le maintenir à un endroit. En l’occurrence, l’ancre permet de maintenir un état de ressource utile à la personne pour s’en servir ensuite dans des moments où elle en a besoin.

7 Le Langage

Le langage est un moyen de canaliser la pensée. En effet il n’est pas nécessaire pour pouvoir penser mais permet d’orienter notre pensée. Si le langage est à un âge avancé indissociable de notre pensée, il est à l’origine indépendant de la pensée. Un mot est une ancre, c’est à dire que l’on associe des expériences sensorielles entre elles. En l’occurrence, on associe le son du mot à des sensations, des sons ou des images. Le mot chat peut ramener en surface l’image d’un chat, on peut aussi entendre le ronronnement ou encore sentir la sensation quand on le caresse. En réalité le mot chat ne miaule pas ou n’est pas spécialement doux. On donne simplement une signification à un ensemble de sons.

Ce chapitre fait référence à la grammaire transformationnelle apportée par Noam Chomsky dans les années 50.

Le langage a été par la suite modélisé comme suit, une structure de surface qui représente les mots eux même, une structure profonde qui représente les choses qui se sont passées sous entendu par la phrase et la structure de référence qui correspond à une expérience sensorielle de la phrase.

On attaque ensuite avec un très gros morceau à savoir le métamodèle. Le métamodèle est un ensemble de techniques utilisées face à un discours d’une personne pour l’orienter vers le changement. C’est un ensemble d’outils très complexes qui permet de trouver des informations manquantes dans le discours d’une personne. Je vous écrirai un article dessus parce qu’il y a vraiment beaucoup à dire.

Je vous donne un petit exemple: si une personne dit qu’elle se sent mal en public on commence par rechercher des informations en posant des questions. Comment tu te sens mal? C’est quoi un public pour toi? Le malêtre se trouve où dans le corps? Etc… Le chapitre apporte énormément d’exemples à propos de l’utilisation du métamodèle, cette partie est assez longue, j’expliquerais en détails dans un autre article.

Anatomie du changement

8 Principes pour l’intervention en thérapie

L’intervention thérapeutique se déroule comme suit:

  • Création du rapport avec la personne en se synchronisant avec elle
  • recherche d’informations et donc observation de la problématique
  • définition de l’état présent, la problématique actuelle
  • définition de l’état désiré de manière positive, on préférera se sentir confiant en public plutôt que « je ne veux pas ressentir du stress ». La personne doit définir ce qu’elle veut et non ce qu’elle ne veut pas.
  • on choisit ensuite le type d’intervention que l’on va faire
  • on fait un pont vers l’avenir pour s’assurer que le changement n’est pas que sur le lieu où on l’a effectué. Il s’agit de se projeter dans la situation ou le contexte que l’on souhaite modifier.

9 Ancrages et ressources

Comme nous l’avons vu plus haut, l’ancre est une association entre deux choses, entre un stimulus externe donc un élément sensoriel, et un état. On comprend donc que certains malaises sont eux même des ancres parce qu’ils reviennent de manière spontanée dans certains contextes. Ici les auteurs nous proposent ce qu’on nomme une désactivation d’ancre. Il s’agit d’ancrer l’expérience négative X par exemple puis d’ancrer l’expérience positive Y. Puis Faire repenser à la personne le contexte de X tout en activant les deux ancres. Cela aurait pour effet de déactiver une ancre et donc de créer quelque chose de différent.

Lorsqu’une personne se sent mal vis à vis d’un contexte, on peut l’amener à faire une dissociation. Être associé à une expérience signifie que l’on voit les souvenirs comme si nous y étions à travers nos yeux et cela veut dire que l’on peut ressentir les sensations de ce moments. La dissociation vise quant à elle de se voir à la troisième personne dans la situation de manière à se couper du vécu au niveau kinesthésique. C’est à dire ne plus ressentir les sensations.

La double dissociation est utilisée pour traiter des phobies. Celle ci consiste à se voir en train de visionner un moment douloureux.

L’histoire personnelle définit notre réalité ainsi que ses possibilités et ses limites. D’après Bandler et Grinder, l’histoire personnelle peut être modifiée de manière à avoir d’autres réalités avec des limites différentes.

10 Recadrage

Avant de définir le recadrage, expliquons ce qu’est un cadre. Un cadre est une forme de paradigme, c’est la signification d’un comportement ou d’un contexte. Le recadrage a pour but de changer la signification d’un comportement ou d’un contexte. Si l’on souhaite changer quelque chose, on peut d’abord modifier la perception de cette chose. Le recadrage vise la signification, imaginons qu’une personne rougisse lorsque l’on s’adresse à elle, le comportement peut avoir plusieurs significations. La personne peut le percevoir comme dérangeant. En pnl, on considère que tout comportement a une fonction positive. Ici cela peut être attirer l’attention sur soi par exemple.

Le recadrage peut s’effectuer avec le métamodèle ou aussi en installant un dialogue avec l’une des parties de la personne qui provoque le comportement. Il s’agit d’abord de demander à la personne d’être très attentive à son vécu interne et de trouver le signal interne qui signifie qu’il s’agit de la partie en question. Par exemple, vous pouvez vous concentrer en vous pouvant cette question: es ce qu’une partie inconsciente est présente maintenant chez moi? La réponse peut être une petite voix, une sensation ou une image. A la suite de cela on met en place un dialogue avec une réponse oui et une réponse non pour savoir si la partie souhaite modifier le comportement.

Si le recadrage peut être utilisé au sein d’un individu il est tout aussi intéressant de le proposer dans un système à deux personnes ou plus. Dans ce contexte, il s’agit de demander à caque personne la signification d’un comportement lorsqu’elle le fait, ce n’est pas surprenant de découvrir que l’autre personne ne s’attendait pas à cela. Cet outil est présenté comme un excellent outil dans la communication de couple, de famille ou d’entreprise.

Dix idées clés

Plusieurs citations super intéressantes et utiles comme par exemple:

  • La signification d’un message est donné par la réaction qu’il suscite
  • Le cadre dans lequel une situation est perçue détermine le sens qu’on lui accorde.

De nouvelles perspectives

Petite ouverture avec la première partie du livre La structure de la magie.

Les points forts du livre

Il y a beaucoup d’exemples concrets, chose que j’apprécie beaucoup dans des livres de pnl car ce la permet d’avoir une idée de ce que l’on peut en faire. Si vous êtes intéressé par le métamodèle je le recommande car il est assez chargé en dialogue. Le métamodèle est une manière de poser des questions pour créer un cheminement de changement. Il peut être utilisé aussi bien dans une communication interindividuelle qu’en intra-individuelle, c’est à dire soit avec quelqu’un autre soit en dialogue interne avec soi même. Je l’utilise pas mal en dialogue interne et il est très intéressant.

Les points faibles du livre

Si vous avez déjà lu plusieurs livres de pnl, vous allez retrouver beaucoup de choses. En effet je ne trouve pas avoir appris beaucoup de nouvelles choses. Néanmoins, le livre a été écrit par des français je trouve donc intéressant d’avoir un point de vu différent des deux cofondateurs. Alain Cayrol et Josiane De Saint Paul ont introduit la programmation neurolinguistique en France avec l’Institut Français de programmation neurolinguistique (IFPNL)

Fin

Pour retrouver le livre, vous pouvez cliquer ici.

Pour retrouver plus de commentaires du livre, cliquer ici.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Laisser un commentaire

Fermer le menu
%d blogueurs aiment cette page :
Visit Us On FacebookCheck Our Feed